Mot du jour

Monaut

Je l’admets volontiers, il y a des mots du jour plus utiles que d’autres.
Et celui-ci je ne suis pas certain de m’en servir un jour…

Monaut ; adjectif masculin : qui n’a qu’une seule oreille

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Quelques mots sur la grève des sans-papiers

Je parcours à l’instant quelques uns des articles disséminés ici ou là au sujet de la grève des sans papiers.
Pour ceux qui ne seraient pas au courant ;

« Ils sont sans papiers mais salariés Quelque 300 d’entre eux observent depuis mardi une grève illimitée dans une vingtaine d’établissements d’Ile-de-France de différents secteurs pour réclamer leur régularisation. Les grévistes, qui sont épaulés par la CGT, ont cessé le travail simultanément dans un restaurant parisien, une entreprise de nettoyage de l’Essonne ou une centrale d’achat du Val-de-Marne, par exemple. » (source Europe 1)

Sans tomber dans une espèce de soutien naïf pour une cause qui serait celle de tous les sans papiers, je trouve l’idée de cette grève très séduisante.

Je ne suis pas le seul d’ailleurs puisque de nombreux grévistes sont soutenus par leur patron.
Si seulement ça pouvait enfin tordre le cou à cette opinion selon laquelle les sans papiers seraient des « parasites » ça me ferait sacrément plaisir.
Quoi de mieux en effet pour convaincre que les immigrés sont utiles que de démontrer une bonne fois à quel point ils sont une richesse pour la France… et pas seulement au sens humain du terme d’ailleurs.
(décidément, je suis vraiment de bonne humeur !)
Billets, SNCF

Enfin de bonne humeur ! (Billet du 17.04.2008)

Ça n’avait pas franchement bien commencé.
Rien de grave, non. Quelques tristes banalités, une succession d’emmerdements mineurs.
Plus précisément, c’est par une sensation plutôt molle que la journée avait débuté. Je ne veux pas parler de cette douce mollesse commune aux muscles encore engourdis par le sommeil. Non. Cette sensation, c’était mon pied qui, moins de dix pas seulement après avoir entamé sa journée, s’est enfoncé dans une déjection encore gluante de Bobby : la boule de poils que j’aime appeler mon chat.
C’est le même Bobby qui visiblement fort aise que je n’aie pas pris la peine de lui faire la moindre remontrance a causé ma coupure à la lèvre.
Ceux qui parmi vous se demandent comment mon chat a bien pu me couper la lèvre n’ont probablement jamais reçu un coup de griffe sur le gros orteil alors qu’il se rasaient. Ou alors ils n’ont pas de chat, ce qui doit plus ou moins revenir au même…

C’est donc la lèvre encore sanglante que j’ai couru vers la gare ce matin. J’ai mis un instant je l’avoue à comprendre la signification du si beau sourire de cette jolie brune dont les yeux pétillaient lorsque les miens leur ont naïvement répondu.

Et puis -j’avais faim- profitant des huit minutes dont je disposais avant le départ de mon train, j’ai voulu retirer un peu d’argent au distributeur voisin.
Pas de chance ; lui aussi avait faim…

C’est environ cinq minutes plus tard que j’ai réellement compris mon erreur, lorsque j’ai pénétré dans le train, sans croissant ni billet…
Selon la « Loi de Murphy« , plus couramment appelée théorie de l’emmerdement maximum, à ce stade ma journée n’avait que bien peu de chances de s’arranger.

C’est donc pas vraiment surpris que j’ai accueilli le contrôleur lorsqu’il est arrivé à hauteur de mon siège. Dans une suite de bafouillements pas tellement intelligibles, j’ai commencé à lui raconter la même histoire qu’à vous.
Et, croyez moi ou pas, à cet instant ; la Loi de Murphy a été mise en échec.
Le contrôleur m’a souri et s’est assis à coté de moi.


Aujourd’hui, j’ai appris au moins deux choses :
la première c’est qu’il ne faut pas se fier au statistiques.
la seconde c’est que croiser un type humain ça peut vous sauver une journée.