Ce sursaut inattendu prend des formes chaque fois nouvelles, s’il en était autrement bien sûr il n’aurait plus rien d’inattendu. Ses magnitudes quant à elles peuvent aller de l’intime le plus profond jusqu’au douleurs les plus expressives.
Alors j’attends. J’attends un nouveau choc, un nouveau sursaut. A ce stade il peut surgir de n’importe où : de l’impact violent de mon canoë contre l’un des rochers qui m’entourent, du contact froid et violent de l’eau gelée sur ma peau, de cette douce sensation qui précède la noyade.
Il est bien trop tôt cependant pour le dire à ce stade.
Alors j’attends et je verrai… Et si l’air d’ici là ne s’est pas trop raréfié, je sortirai peut être marcher quelques instants là-bas, hors de la brume.