et hop, geek stuff

le message « web-dégradable » existe !

Il y a quelques années, j’étais tombé sur un blog assez cynique sur lequel une fille (?!) compilait ses conversations MSN et se moquait des types qui avaient essayé de la draguer.
C’était assez pathétique, mais drôle ; un peu comme Koh lanta donc.

L’info que je viens de trouver sur l’excellent (et magnifique) Graphic Tumblr rendra à l’avenir ce genre de chose absolument impossible. Le Site « bigstring » permet en effet :

“à l’utilisateur de programmer l’élimination de ses messages envoyés. Toutes les “traces” de messages échangés via le service sont effacées aussi bien de l’ordinateur de l’auteur, que de celui du destinataire. »

Pour plus d’info sur la chose : c’est par

Points de jonction

Points de jonction (6)

Ce n‘est qu’après avoir fini l’écriture des passages et des corrections de l’histoire de Nicolas qui m’étaient venues en chemin que j’ai enfin jeté un œil sur mon téléphone portable. Je me demande souvent pourquoi je persiste à l’appeler ainsi puisque je ne le prends que très rarement avec moi. Aujourd’hui n’avait pas fait exception, je l’ai retrouvé comme souvent dans l’une des poches du manteau que j’avais porté deux jours plus tôt…

Sophie m’avait laissé trois messages. Ils m’apprirent qu’elle avait l’intention de passer la soirée chez ses parents puis d’y rester pour le week-end. En tant normal, cette annonce n’aurait pas particulièrement éveillé mon attention, Sophie avait une relation très fusionnelle avec ses parents. -Sans grande originalité, c’était plus particulièrement vrai quant à son père. – Je les appréciais tous deux, et il nous arrivait fréquemment de passer quelques jours chez eux. D’autres fois, elle préférait profiter seule de ces moments et ne s’absentait alors jamais plus d’un ou deux jours. Je comprenais parfaitement, et j’approuvais qu’elle garde une vie à elle. Son humeur encore plus câline qu’à l’habitude à chaque retour de l’une de ces « escapades » achevait bien sûr de me les rendre sympathiques.

Seulement, ce départ n’était cette fois pas un événement isolé, il s’inscrivait dans la suite directe de la soirée absente que nous avions passé la veille. Je sentis naître une sensation douloureuse dans le creux de mon ventre, cette contraction typique que j’éprouvais à chaque peur, à chaque nouveau doute. D’une pression sur le clavier de mon téléphone, j’appelai le sien. La sonnerie dans mon dos m’apprit sur le champ que mon habitude de laisser mon téléphone à la maison était en train de devenir également celle de Sophie. Je me préparai à appeler directement chez ses parents. Finalement, je décidai de ne pas le faire. Dès le premier son, dès la première note qui sortirai de ma bouche, Sophie sentirai transpirer mon inquiétude et mes doutes. Pour cette raison, je n’ai pas appelé. En dehors de mes impressions, je n’avais cependant aucune raison particulière de m’inquiéter, de douter d’elle ou de ses sentiments.

J’ai donc posé le téléphone, et idiot comme on peut l’être avec une inquiétude physique et irraisonnable dans le ventre, j’ai tiré, puis ouvert une bouteille de vodka du réfrigérateur. J’ai ensuite retourné trois tiroirs pour remettre enfin la main sur le paquet de cigarette à peine entamé que j’avais acheté huit mois plus tôt et je me suis affalé sur le canapé.

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Ciné

En fait je suis allé voir « Cash »

Aujourd’hui, je me suis rendu tout guilleret devant ce petit cinéma que je préfère au « multiplexe » voisin avec l’idée de voir REC, le film d’horreur qui fait couler de l’encre (à défaut de vrai sang) depuis quelques temps déjà.
Mon petit cinéma (vraisemblablement trop petit pour le coup) ne l’avait cependant pas programmé. Ruminant ma déception je suis donc allé voir autre chose ; totalement autre chose.
Probablement un peu hébété par le faible choix qui s’offrait à moi je suis allé voir CASH, sans conviction véritable.
Pour permettre de vous faire une idée, la bande annonce donne ça :

Je suis rentré dans le film comme on entre dans un film qui porte les inévitables Jean Réno, Jean Dujardin, et Clovis Cornillac : mollement. A peine réjoui en fait par la présence de la délicieuse Alice Taglioni.
Au bout de quelques minutes cependant, je dois cependant avouer que mes réserves se sont dissipées.
Il ne s’agit pas d’un chef d’œuvre certes, mais le scénario est écrit et plutôt intelligent.
Le film fonctionne par strates successives, plutôt bien en fait.

Que dire d’autre, sinon qu’il serait bien malvenu de dire beaucoup de mal d’un aussi honnête divertissement.